De l’œuvre d’Hugo Pratt émergent quelques mots clés, indissociables de sa vie : voyage, aventure, érudition, ésotérisme, mystère, poésie, mélancolie... et bien sûr, Corto Maltese, son héros et son double, qui l’a imposé comme l’un des plus grands noms de la bande dessinée. Venu au monde en Italie en 1927, mort en Suisse soixante-huit ans plus tard, Hugo Pratt, né sans H et avec un seul T, grandit dans l'ombre d'un père fasciste qui l'emmène très jeune dans une Éthiopie occupée par les forces mussoliniennes. L'adolescent en retire une fascination pour les grands espaces africains, bientôt suivie d'un irrésistible attrait pour le monde indien. Le point de départ d'une existence faite de voyages, de succès, de conquêtes, de rares échecs aussi, et marquée par sa vénération pour le dessinateur américain Milton Caniff, son maître absolu.
Les cinéastes Johan van der Keuken et Franck Vellenga se sont rendus, du 26 octobre au 3 novembre 1993, au Festival du film de Sarajevo. Sarajevo entame son 20e mois de siège, un deuxième hiver très rigoureux s'annonce. Adultes et enfants sont abattus au hasard. Dans cette situation désespérée, Sarajevo a organisé un festival de cinéma. Les salles étaient pleines à craquer, le public a bravé les balles des tireurs pour voir les films. Ce film fait le rapprochement entre la façon dont deux personnes ressentent le cinéma et leurs conditions de vie réelles. Ce sont Haris Pasovic, l'organisateur du festival et Marijela Margeta, étudiante en architecture, qui a assisté à toutes les projections.
De son enfance en Ariège dans une famille modeste à sa carrière d’acteur porno dans les années 70, le nouveau film de Sébastien Lifshitz retrace le parcours de Claude Loir, qui s’est fixé pour ambition de jouir pleinement de la vie. Son homosexualité et sa curiosité le mèneront, au gré de ses rencontres, dans les milieux interlopes d’une époque pré-Sida, entre conservatisme et libération sexuelle. Amours et amants, flamboyance et fêlures… : le beau portrait d’un hédoniste sans peur ni regret.