Film · Fiche et lecture
Jost Kobusch
Self
Après avoir vaincu et descendu à ski le Pic Lénine dans le massif du Pamir, Bernard Germain et ses 6 copains, Lucien Adenis, Michel Berquet, Jean-Louis Georges, Yves Morin, Benoit Renard et Henri Sigayret s'attaquent en 1979 à l'Annapurna (8091m) par la face nord, avec l'intention d'effectuer la descente à ski. Ils quittent Paris le 7 Mars pour Katmandou, où ils sont confrontés au choc des civilisations, puis partent en camion à Pokara. Il leur faudra quatorze jours de marche pour arriver au pied de l'Annapurna, où ils installent le camp de base à 4400m, et douze jours d'une lutte acharnée, bravant avalanches et vents violents, pour parvenir au sommet, sans oxygène, le 30 Avril. Ils seront les premiers alpinistes à accomplir l'exploit de redescendre à ski. Expédition à la fois victorieuse et tragique car Yves Morin perdra la vie au cours de la descente. Prix de la presse au Festival International d'Aventures vécues de la Plagne. Grand Prix du Festival de Saint Sébastien.
En 1974, année du cinquantenaire de la mort de Lénine, et chaque année depuis, la fédération soviétique d'alpinisme et le Comité des sports organisent un rassemblement international d'alpinisme dans le Pamir soviétique, au sommet du Pic Lénine (7134m), aujourd'hui appelé Pic Abu Ibn Sina. Les meilleurs alpinistes mondiaux sont présents, dont l'équipe féminine soviétique, dirigée et guidée par Tatiana, qui périra au cours de la descente. Bernard Germain, Michel Berquet, François Valla et Henri Sigayret profitent de cette manifestation pour escalader la face nord du pic et effectuer la descente à skis. Le voyage de Moscou en Kirghizie se fait en camion, étroitement encadré. C'est l'occasion de rappeler l'histoire soviétique et les liens qui unissent les deux pays. Grain d'Or au Festival International des Diablerets.
L’ascension du Mont Blanc s’effectue en deux jours. Il faut d’abord gravir l’Aiguille du Goûter au sommet de laquelle est accroché, à 3’817 mètres d’altitude, le refuge du Goûter, petite boîte métallique où l’on passe la nuit. 1’500 mètres d’ascension avec les passages les plus techniques. 2 heures du matin. Le réveil sonne, Carole Dechantre et Jean-Paul Lemercier s’attaquent au flanc du Dôme du Goûter à la lueur des lampes frontales. Aux premiers rayons du soleil, l’Arête des Bosses s’illumine. Déjà les montagnes alentour semblent plus petites. Un dernier effort et l’on atteint enfin le sommet du Mont-Blanc, le toit des Alpes, 4’810 mètres d’altitude.
Le Mont-Blanc, toit de l'Europe, attire les convoitises des montagnards du monde entier, alpinistes aguerris ou inexpérimentés. Médiatisée, cette montagne représente un rêve d'aventures pour un public toujours plus grand. Catherine et Maël, natifs de Chamonix, rêvent eux aussi d'en gravir le sommet. Mais l'ascension du géant des Alpes est un projet d'envergure qui nécessite une solide préparation à la haute-montagne. Conscients des risques, nos deux novices font alors appel à Jean-Paul Lemercier, guide de haute-montagne. Il leurs donnera la possibilité d'appréhender ce milieu difficile lors d'un « Stage Mont-Blanc » comprenant une école de glace, deux sommets d'acclimatation et l'ascension de la montagne mythique en trois jours. Avec pour cadre le décor majestueux du Massif du Mont-Blanc, ce film nous retrace jour après jour leur préparation, leurs tentatives et la concrétisation d'un rêve.
Le récit de l'ascension de l'Aiguille de la République par les alpinistes Jacques Fromentin et Michel Bastien. L'Aiguille de la République, dans le massif du Mont-Blanc, culmine à 3305 mètres d'altitude parmi le groupe de sommets des Aiguilles de Chamonix. Dans la forêt de Fontainebleau, des enfants apprennent les techniques de l'alpinisme sur le site d'escalade de bloc. En 1954, on pratique aussi la varappe dans la vallée de Chamonix. Le train du Montenvers franchit le viaduc conduisant les touristes ou sportifs jusqu'au point de vue de la Mer de Glace. Les deux grimpeurs abordent une marche d'approche et accèdent au refuge de l'Envers des Aiguilles. Ils réalisent ensuite l'escalade de cette paroi raide et lisse en progressant sur l'arrête. Sur la plateforme, un lancer de corde leur permet de se hisser et de s'asseoir au sommet pour dominer le panorama. Puis déjà le retour : descente en rappel depuis le bloc sommital.
Trois ans après l’expédition de 1959, abandonnée à 350m du sommet, Lionel Terray dirige un nouvel assaut sur le Jannu, l’un des sommets les plus exigeants de l’Himalaya. Au camp de base, on prépare le matériel et les rations de nourriture. Les conditions sont optimales et l’ascension peut commencer. La caméra suit au plus près l'avancée des alpinistes et des sherpas, d’un camp d’altitude à l’autre : installation de cordes fixes, progression au-dessus de crevasses, au milieu de tours gelées, à la verticale d’immenses cascades de glace ou au bord d’arêtes effilées. A partir de 7000m les bouteilles d’oxygène deviennent indispensables, la difficulté de l’escalade empêchant l’acclimatation. L’expédition est un succès total : la majorité de ses membres atteint les 7710m du sommet.