Film · Fiche et lecture
Le Char et l'Olivier rappelle un certain nombre de fondamentaux oubliés et apporte un éclairage inédit sur l'histoire de la Palestine. En mêlant analyse géopolitique, interviews de personnalités internationales expertes sur le sujet et témoignages de citoyens palestiniens et français, ce documentaire propose les clefs de compréhension de ce que les médias appellent le conflit israélo-palestinien. De quoi débarrasser les esprits des clichés et préjugés! Si Le Char et l'Olivier se veut pédagogique, il parle avant tout d’un territoire magnifique, et d’un peuple qui affirme sans cesse que “vivre c’est déjà résister”...
Samer vit à Ramallah, en Cisjordanie. Sa famille vit à Gaza, à une heure de route. Ils ne se sont pas vus depuis six ans. Quand Mustafa est venu en visite à Gaza en 2006, il avait 18 ans. Il n'a jamais été autorisé à y retourner - sa mère Hekmart se bat pour le revoir depuis sept ans. Deux familles séparées. Ils partagent le même "crime" : être enregistré avec une adresse à Gaza sur leur carte d'identité. Selon les règles de l'armée israélienne, ils sont considérés comme des "infiltrés" dans leur propre pays. Leurs vies ressemble à une lutte permanente. Les parents peuvent parler à leurs fils seulement au téléphone ; les soeurs peuvent voir leurs frères uniquement sur internet - et les mères se battent pour que les familles soient enfin réunies.
À Gaza, il faut arriver au printemps, lorsque le soir tombe, s’enfermer dans sa chambre et laisser les sons pénétrer par les fenêtres grandes ouvertes… Nous sommes en 2018. J’ai 25 ans, voyageur étranger, et je fais la rencontre de jeunes Palestiniens de mon âge.
« Elle est où la cité des fantômes ? », demande l’enfant au gardien du parc d’attractions. « Elle est là, juste là. Mais elle a été bombardée… Tu veux la voir ? » C’est par ces mots que commence le film, balade impressionniste dans une Gaza dévastée, au lendemain de la guerre. La cité des fantômes, c’est Gaza…