27 ans après la fin de la guerre d'indépendance Algérie en 1962, Antoine revient à Alger...
Michel Such
Mustapha El Anka
Aziz Degga
Fawzi B. Saichi
Osmane Bechikh
Enfant, Raoul est élevé dans une tribu arabe dans le Sahara algérien. Des années plus tard, en gentleman européanisé et raffiné, il tombe amoureux de Barbara, la fille d'un officier, qui le rejette lorsqu'elle découvre ses origines. Lors d'un raid, il la capture puis l'achète secrètement lors d'une vente aux enchères d'esclaves. Mais lorsqu'elle est secourue par les troupes françaises, son ascendance est établie et ils trouvent le bonheur ensemble.
Là-bas en métropole, la guerre. Ici, en Algérie, la vie continue presque comme avant… Entre les deux, il y a la mer. Qui protège et qui fait rêver. Trois adolescents - appartenant aux trois communautés religieuses en présence (juive, musulmane et chrétienne) - Benjamin, Kateb et Antoine n’auraient jamais dû se rencontrer. Seulement voilà, ils partagent la même passion : le football ! Alors ils font fi des regards de travers qui s’étonnent de leur exceptionnelle amitié. Trois jeunes garçons insouciants jusqu’au jour où Vichy abroge le décret Crémieux. Et voilà que Benjamin perd ce que n’a jamais réussi à obtenir Kateb : la nationalité française ! Et voilà que Kateb rappelle à Benjamin qu’il a bien tort de se sentir blessé, à quoi bon être français . Et voilà qu’une question apparemment abstraite prend dans l’histoire de ces trois-là une résonance terriblement concrète. Aura-t-elle raison de leur amitié ?
Les Plongeurs du Désert, réalisé par Tahar Hannache en 1952 est considéré comme la première fiction cinématographique entièrement algérienne. Il raconte l’histoire des habitants d’une oasis victime de l’assèchement de leur fontaine. Le sage du village, Cheikh Messaoud, fait appel aux fameux plongeurs du désert, artisans spécialisés dans l’écurage des puits ensablés et emboués, afin de restaurer l’accès à l’eau vitale pour la communauté. Après leur intervention, l’eau recommence à couler, soulageant l’oasis et ses habitants. Le film met en scène l’opposition entre les techniques traditionnelles des plongeurs, incarnées par Cheikh Ali et son fils Mansour, et la modernité représentée par l’arrivée de la machine qui finit par remplacer leur métier. Cette histoire symbolise la marginalisation des savoirs locaux face au progrès technologique et l’injustice sociale de l’époque coloniale.
Frantz Fanon était un homme politique renommé et un militant de la décolonisation. Ce dossier se concentre sur ses méthodes visionnaires de thérapie sociale pendant sa période de psychiatre en Algérie de 1953 à 1956. Un morceau d'humanisme universel.
1954. Alors que la rébellion gronde dans la vallée, deux hommes, que tout oppose, sont contraints de fuir à travers les crêtes de l’Atlas algérien. Au cœur d’un hiver glacial, Daru, instituteur reclus, doit escorter Mohamed, un paysan accusé du meurtre de son cousin.
En prison dans l’Algérie coloniale, peu après la fin de la Seconde Guerre mondiale, trois compagnons de cellule indigènes se font la belle. Une fois libres, ils s’en prennent à l’autorité représentée par la triade du caïd, du gendarme et de l’administrateur. "Vivre la condition coloniale, confiait Tewfik Farès, c’est quelque chose ! Ce n’est pas disserter sociologiquement ou historiquement. C’est la vie. Et je pense que tout est là-dedans. [...] Pendant cent trente ans, on attend. On retient. On refoule. On espère. En même temps, à différentes occasions, il y a des escarmouches, des troubles."
En plein guerre de libération d'Algérie, deux personnages, un meddah (conteur traditionnel) et un guerrab (distributeur d'eau), ayant pris conscience de leur condition de sous-homme dans leur propre pays, rejoignent l'Armée de libération nationale (ALN) pour lutter contre le colonialisme inhumain. Ils graviront les échelons jusqu'à devenir commissaires politiques avant de tomber au champ d'honneur, le premier dans un accrochage et l'autre à la prison Barberousse (Serkadji) où il sera guillotiné.
Alger, 1938. Meursault, un jeune homme d’une trentaine d’années, modeste employé, enterre sa mère sans manifester la moindre émotion. Le lendemain, il entame une liaison avec Marie, une collègue de bureau. Puis il reprend sa vie de tous les jours. Mais son voisin, Raymond Sintès vient perturber son quotidien en l’entraînant dans des histoires louches jusqu’à un drame sur une plage, sous un soleil de plomb…
Un paysan Kabyle, Arezki, recueille un jeune étranger mourant et s'acharne tout l'hiver à lutter contre la mort qui le guette. Pendant sa convalescence, le jeune homme, Larbi, noue une tendre et discrète liaison avec la fille du paysan. Guéri, Larbi rentre chez lui en promettant de revenir. Quelques mois plus tard, Arezki découvre que sa fille est enceinte. Le sens de sa vie, désormais, se réduit au seul objectif de venger son honneur bafoué ; il part à la recherche de Larbi. Pendant ce temps, Larbi revient épouser la jeune fille..."Machaho" est le début de la formule rituelle "Machaho tellem chaho" par laquelle les vieilles femmes kabyles commencent la narration des contes.
En Algérie, au début du XXe siècle, un village en Kabylie est contraint de fuir l'oppression française pour se réfugier dans une montagne aride. Baya, la fille du saint patron du village, reçoit une bourse de louis d'or : "la ddiya", le prix de l'assassinat de son époux. Sa communauté voudrait que cet argent serve à payer l'impôt de guerre afin de récupérer ses terres. Baya incarne ainsi une certaine forme d'honneur qui va motiver les paysans à construire un village dans la montagne.