Film · Fiche et lecture
Helfrid Foron
The Mime
« Coupures » est une comédie satirique qui aborde la place que le public occupe, ou plutôt celle qu’il n’occupe pas, dans le débat démocratique. Ce soir, dans l’assistance, personne n’y comprend plus rien. Comment Frédéric, maire écologiste, agriculteur, jeune père de famille, engagé, rêveur, recyclage, circuit-court, pistes cyclables et festival de musique débranchée… bref, comment Frédéric a-t-il pu décider seul, et dans le secret, du déploiement de la dernière génération d’antennes-relais partout dans la commune ? Captation au Théâtre Le Point d'Eau à Ostwald.
Caden Cotard, metteur en scène de théâtre, est en train de monter une nouvelle pièce. Mais travailler pour un public de petits vieux dans un obscur théâtre d’une banlieue de New York lui paraît bien terne. Il est de plus miné par des problèmes familiaux et relationnels et rongé par une mystérieuse maladie qui s’attaque à son système nerveux. Pressé par la peur de mourir prématurément, Caden décide alors de tout quitter. Aspirant à créer une œuvre d’une intégrité absolue, il rassemble quelques comédiens dans un entrepôt de New York. Il les met en scène dans une célébration de l’ordinaire, demandant à chacun de vivre une vie artificielle dans une maquette de la ville.
« Beau et Courageux » n'est pas un spectacle de café-théâtre comme les autres. Les zygomatiques ne sont pas souvent mis à contribution dans ce parcours poétique et parfois surréaliste. Avec des mots simples, des images d'une grande beauté, une sensibilité à fleur de peau et des trésors d'émotion, le tout emballé dans une air d'accordéon qui souffle ses complaintes tantôt riantes, tantôt macabres. Gérard Potier possède ce don merveilleux de savoir faire rêver son public. Gérard Potier invente des personnages de condition modeste, peu ordinaires, toujours attachants, même dans les histoires les plus sordides qu'il illumine de sa fantaisie. Pour accompagner, Gérard Baraton a composé un camaïeu d'airs d'accordéon, entre mélopées ricanantes et valses chaloupées, qui ponctue et souligne la poésie des mots dans un dialogue d'une complicité parfaite où plane parfois l'ombre d'un Boris Vian.
Ce fut l'un des grands crimes de la Seconde Guerre mondiale : de 1941 à 1944, le siège et la famine de Leningrad par la Wehrmacht allemande sur ordre d'Hitler. Un blocus qui a duré 872 jours au total. Plus d'un million de personnes ont été victimes du blocus, dont la plupart sont mortes de faim. D'innombrables personnes affamées ont écrit des journaux avec leurs dernières forces et des caméramans ont filmé la ville paralysée. Le réalisateur Artem Demenok déroule ici, au travers des journaux intimes, le récit bouleversant d’habitants pris au piège. Des témoignages de l'enfer du siège, de nombreux enregistrements cinématographiques, mais surtout des souvenirs écrits sur lesquels repose ce documentaire à l'occasion du 80e anniversaire de la libération.
Héros subversif ou vil prédateur ? Don Juan parcourt les époques sous différents visages. Macha Makeïeff met en lumière les aspects psychologiques et sociétaux du personnage ; le désir, la domination et la noirceur humaine, qu'elle confronte à un rire libérateur et destructeur.
Dans cette mise en scène de La Vie parisienne, Valérie Lesort livre une relecture jubilatoire de l'opéra bouffe de Jacques Offenbach. L'histoire suit une galerie de personnages qui se croisent dans un Paris en pleine effervescence, où les quiproquos, les faux-semblants et les jeux de séduction s'enchaînent au rythme d'une société fascinée par les apparences, le luxe et le divertissement. Présenté au Théâtre du Châtelet à Paris, ce spectacle réunit la troupe de la Comédie-Française, accompagnée des Frivolités parisiennes sous la direction musicale d'Alexandra Cravero. Il redonne toute sa vivacité à cette satire sociale dont l'humour et la modernité résonnent encore aujourd'hui. L'univers imaginé par Valérie Lesort mêle théâtre, musique et fantaisie visuelle pour offrir une interprétation singulière de ce grand classique. Une belle occasion de (re)découvrir l'une des œuvres les plus célèbres d'Offenbach dans une version aussi réjouissante que délirante.