Juan Carmona Sánchez
Self
Juan Ramón Delgado
Juan Manuel Gómez
Miguel Martín
Fermín Arjona
Isabel Nieto
En 1999, Andy Bichlbaum et Mike Bonanno créent un site internet parodique qui imite celui de la toute-puissante Organisation Mondiale du Commerce. Leur imitation n’est pas trop mauvaise puisque, rapidement, des gens commencent à visiter leur site sans réaliser qu’il s’agit d’une plaisanterie ! Certains n’hésitent pas à poser des questions sur la libéralisation du commerce, et nos joyeux imposteurs décident d’y répondre de leur mieux…
THE ARYANS est le voyage personnel de Mo Asumang dans la folie du racisme au cours duquel elle rencontre des néonazis allemands, le chef raciste américain, le célèbre Tom Metzger et des membres du Ku Klux Klan dans le crépuscule alarmant du Midwest. Dans The ARYANS, Mo remet en question l'interprétation complètement erronée de « l'aryanisme » - un phénomène de la race supérieure aux cheveux blonds et aux yeux bleus.
Au beau milieu des Trente Glorieuses, la France construit l’Europe en réformant son industrie. Les puits de mines sont progressivement abandonnés. La décentralisation industrielle, lancée dans les années soixante, est une aubaine pour certaines régions de l’Ouest et du Sud de l’hexagone, mais marque le début du déclin des bassins industriels traditionnels. Au coeur de la Vème République gaulliste, les ouvriers doivent faire face à une nouvelle révolution industrielle. L’automatisation redessine sa place. Ces années-là parlent de progrès, de confort et de plein emploi. Mais les ouvriers de cette génération s’interrogent : ne sont-ils que des machines à produire ?
Ils y ont crû : un président de gauche devait forcément les protéger. La désillusion est terrible. Dès 1983, la fermeture des Hauts-Fourneaux, les restructurations dans l’automobile, les délocalisations, l’intérim, le chômage, la précarisation de la vie assomme les ouvriers. Celui qui a un emploi est un chanceux. Pour le conserver, il faut faire profil bas et endurer un rythme toujours plus soutenu. Les ouvriers qui, un temps, avaient espéré accéder aux classes moyennes, se retrouvent une nouvelle fois relégués en bas de l’échelle. La fierté d’appartenance à une classe laborieuse a disparu avec cet espoir déçu. Désormais, on ne se dit plus « ouvrier ». On préfère le nom d’ «opérateur» ou de «technicien». Sept millions de travailleurs sont ainsi «ouvriers » sans vraiment le savoir eux-mêmes.
Chantal Akerman (1950-2015) a acquis une reconnaissance internationale avec son chef-d'œuvre de trois heures et demie, Jeanne Dielman, 23 Quai du Commerce, 1080 Bruxelles (1975), qui dépeint l'existence morne d'une femme au foyer et l'action violente qui s'ensuit. Elle est restée l'une des cinéastes européennes les plus novatrices, avec plus de quarante projets cinématographiques et télévisuels à son actif. L'œuvre d'Akerman est minimaliste, structuraliste et féministe. Les principaux thèmes de ses films sont les femmes au travail et à la maison, les relations des femmes avec les hommes, les autres femmes et les enfants, la nourriture, l'amour, le sexe, la romance, l'art et la narration. Dans cet entretien datant de 1976, Akerman évoque ses premiers films et le développement de sa vision particulière.