Jeevan neelakanta
Jeevan
Alexeï, malade et alité pour une « blanche, blanche journée », profite de son oisiveté forcée pour s’adonner à un long monologue intérieur. Il se laisse, pour d’obscures raisons, aller à un soudain besoin irrépressible de replonger dans sa propre mémoire. Il y voit notamment défiler ses sentiments ambivalents pour sa mère, et le souvenir amer d’un père poète, ayant trop tôt déserté le foyer familial. Par ce voyage intime qui le mène au cœur de son enfance, Alexeï espère éclaircir les mystères de son devenir. Il le renvoie pourtant irrémédiablement à sa propre situation et celle de son fils, confronté comme lui à une séparation parentale et au départ du père.
Thomas, un célèbre photographe de mode, prépare un reportage photo sur Londres. Il passe ainsi une nuit dans un asile de clochards, puis reçoit dans son atelier un groupe de cover-girls. Pour compléter son éventail de clichés, il prend ensuite discrètement en photo un couple d'amoureux dans un parc. À sa grande surprise, la femme se précipite vers lui pour lui arracher son appareil. Elle le poursuit jusqu'à son domicile et s'offre même à lui dans l'espoir de récupérer les négatifs. Intrigué, Thomas lui remet une autre pellicule. Une fois le précieux film développé, il découvre sur les agrandissements un corps inerte, caché derrière un buisson, et une main tenant un revolver… Palme d'Or à Cannes 1967
Le 8 décembre 1995, un accident vasculaire brutal a plongé Jean-Dominique Bauby, journaliste et père de deux enfants, dans un coma profond. Quand il en sortit, toutes ses fonctions motrices étaient détériorées. Atteint de ce que la médecine appelle le "locked-in syndrome", il ne pouvait plus bouger, parler ni même respirer sans assistance. Dans ce corps inerte, seul un œil bouge. Cet œil, devient son lien avec le monde, avec les autres, avec la vie. Il cligne une fois pour dire "oui", deux fois pour dire "non". Avec son œil, il arrête l'attention de son visiteur sur les lettres de l'alphabet qu'on lui dicte et forme des mots, des phrases, des pages entières... Avec son œil, il écrit ce livre, "Le Scaphandre et le Papillon", dont chaque matin pendant des semaines, il a mémorisé les phrases avant de les dicter...