Film · Fiche et lecture
أحمد الزين
Hassan Farhat
Saad Hamdan
Khitam Al Lahham
Pauline Haddad
Ari, a rendez-vous en pleine nuit dans un bar avec un ami en proie à des cauchemars récurrents, au cours desquels il se retrouve systématiquement pourchassé par une meute de 26 chiens. 26, exactement le nombre de chiens qu'il a dû tuer au cours de la guerre du Liban, au début des années 80. Le lendemain, Ari, pour la première fois, retrouve un souvenir de cette période de sa vie. Une image muette, lancinante : lui-même, jeune soldat, se baigne devant Beyrouth avec deux camarades. Il éprouve alors un besoin vital de découvrir la vérité à propos de cette fraction d'Histoire et de lui-même et décide, pour y parvenir, d'aller interviewer à travers le monde quelques-uns de ses anciens compagnons d'armes. Plus Ari s'enfoncera à l'intérieur de sa mémoire, plus les images oubliées referont surface.
Au Liban, Après la bataille de Kfar Chouba, en janvier 1975, Larbi Nasri, un jeune journaliste algérien, est pris dans le tourbillon des évènements qui précèdent la guerre civile. Lié à Maha, Hind, Raouf et Michel qui entourent Nahla, il assiste à la construction du mythe de Nahla, une chanteuse adulée par la population arabe. Un jour Nahla perd sa voix sur scène. L’atmosphère de crise qui règne autour d’elle, gagne comme une infection. Larbi, fasciné, perd pied et s’enlise.
Hassan construit un cercueil sur le toit de son immeuble. Sa femme est morte. Tamara et Rami, les enfants, la vingtaine, l'aident de leur mieux pour accomplir les dernières volontés de la défunte: être enterrée dans son village natal abandonné depuis plus de vingt ans.
Les yeux ne font pas le regard suit cinq personnes ayant perdu la vue dans des conflits armés, en recueillant des fragments de leur quotidien d’aujourd’hui. À travers une composition sonore enveloppante, des archives voilées, des images tournées par les protagonistes eux-mêmes et une approche visuelle sensible, le film explore la mémoire, la perception et le rapport au visible. En retrait du spectaculaire, il nous invite à écouter ce qui reste souvent inaudible, à ressentir autrement. Dans une époque saturée d’images, ce documentaire propose une expérience sensorielle où l’écoute devient un geste de résistance et de reconnexion humaine.