L'honneur d'un capitaine est mis en cause au cours d'un débat télévisé sur la guerre d'Algérie. Sa femme va tenter de le réhabiliter.
Nicole Garcia
Patricia Caron
Jacques Perrin
Marcel Caron
Claude Jade
Maître Valouin
Charles Denner
Maître Gillard
Georges Wilson
Bâtonnier
Georges Marchal
General Keller
Robert Etcheverry
Commandant Guilloux
Christophe Malavoy
Automarchi
Patrick Chauvel
Schuster
Jean-François Poron
Jakez
Jean Vigny
Paulet
Alain Bastien-Thiry
Pierre Caron
En 1994, à plus de soixante-dix ans, Gilberte et William Sportisse, menacés par le FIS, arrivent d’Algérie. De confession juive, lui de langue maternelle arabe, ils forment un couple de combat, commencé pour l’indépendance de l’Algérie, toujours d’une foi inébranlable en l’humain. Ils aiment raconter la participation des Juifs algériens à la seconde guerre mondiale et à la lutte pour l’indépendance de l’Algérie. Ils nous livrent des informations inédites sur les luttes publiques et clandestines du Parti Communiste Algérien avant et après l’indépendance, et sur la répression des militants qui, comme William et Gilberte Sportisse, ont été torturés et emprisonnés après l’accession au pouvoir du colonel Boumédiène. Le film est une ode à la compréhension entre les peuples d’origines ou de cultures différentes et un hommage à un couple dont la jeunesse de caractère et l'enthousiasme étonnent encore.
"Yasmina" filmé en 1961 en pleine guerre d'Algérie raconte l'histoire d’une petite algérienne avec sa poule et sa famille dont le père à été tué dans un bombardement de l'armée coloniale d'occupation française. La famille après un long périple se dirige vers les camps de réfugiés à la frontière tunisienne. Produits par le Service Cinéma du Gouvernement Provisoire de la République Algérienne (GPRA) en pleine guerre d'indépendance, ces films étaient destinés à réinformer la population et l'opinion publique internationale sur les exactions commises par l'armée française coloniale : tortures, arrestations et exécutions arbitraires, bombardements au napalm, incendies dans les douars, villages entiers rayés de la carte etc. que les médias français qualifiaient de campagne de "pacification". Ces derniers censurant ou réorientant toutes images pouvant nuire au récit colonial.
"Pas de blanc à la une", de Youcef Bouchouchi, traite de la brutalité du conflit lors de la guerre d'indépendance en Algérie de 1854 à 1962, et du recours systématique à la torture qui pousse même les plus hésitants à se décider.
En plein guerre de libération d'Algérie, deux personnages, un meddah (conteur traditionnel) et un guerrab (distributeur d'eau), ayant pris conscience de leur condition de sous-homme dans leur propre pays, rejoignent l'Armée de libération nationale (ALN) pour lutter contre le colonialisme inhumain. Ils graviront les échelons jusqu'à devenir commissaires politiques avant de tomber au champ d'honneur, le premier dans un accrochage et l'autre à la prison Barberousse (Serkadji) où il sera guillotiné.
L'histoire de la nationalisation post-indépendance du moulin de Monsieur Fabre, un vieil homme attaché à la terre d'Algérie où il est né. Dans cette petite ville de l'Est algérien, il n'y avait rien d'autre à nationaliser et on prépare activement l'arrivée des hauts dignitaires qui vont élever le moulin au rang de minoterie industrielle alors qu'il est menacé de ruine. La comédie se corse quand le joueur de foot de l'équipe locale déclare forfait par amour, que la visite des officiels est annulée, que Monsieur Fabre revient.
En 1957, en Algérie, le peuple, soutenu par le FLN, se révolte contre l'occupant français. Des deux côtés, des méthodes extrêmes sont utilisées : la torture par l'armée française et le terrorisme par les algériens en révolte contre le pouvoir en place. La guerre n'épargnera personne. Dans le quartier de la Casbah d'Alger, un ancien délinquant, Ali La Pointe, refuse de stopper le combat, même quand la situation semble désespérée. De son côté, le colonel Mathieu, essaye tant bien que mal de mener sa mission, quitte à utiliser des moyens drastiques...
En 1964, l’Algérie, deux ans seulement après la fin de la guerre d'indépendance , se retrouve catapultée dans de nouvelles contradictions, un territoire encore rural qui répond à la modernité apportée par la révolution. Tourné pendant l'hiver 1964-1965 par le jeune metteur en scène Ennio Lorenzini il s'agit de la première production algérienne internationale qui dresse un portrait rare en couleur d'une nation aux multiples facettes, loin de la vision simpliste créée par la presse et l'armée française. Produit par Casbah Film, Les Mains Libres (initialement intitulé Tronc De Figuier) témoigne des stigmates de la colonisation et du devenir de l’Algérie libre dans l'ensemble du territoire algérien et dévoile la richesse de ses paysages et de la diversité de ses traditions. Le documentaire utilisant l'esthétique du cinéma militant de l'époque, est constitué de quatre tableaux : Mer et Désert, La Lutte, La Terre, La Liberté.
A-t-on vraiment tout dit sur la guerre d'Algérie ? Si les archives s'ouvrent, presque cinquante ans après la signature des accords d'Evian (18 mars 1962), les témoins directs, eux, commencent à disparaître. Ils sont pourtant des passeurs d'histoire uniques, souvent seuls à-même d'illustrer la dure réalité d'une période longtemps occultée. Gérard Zwang, chirurgien du contingent entre mai 1956 et juin 1958, est l'un de ces témoins essentiels qui nous font découvrir une histoire originale de la guerre d'Algérie. Durant son service, chargé de soigner les blessures les plus atroces de ses compagnons d'infortunes, il voit la guerre du côté de ses victimes. Lui n'a pas combattu avec un pistolet-mitrailleur à la main, mais dans le huis clos d'une salle d'opération où la vie cède place à la mort en une poignée de secondes.
Réalisé trois ans seulement après la fin de la guerre franco-algérienne (1954-1962), La Bataille d'Alger de Gillo Pontecorvo a immédiatement suscité des débats sur cette période historique complexe. S'appuyant sur ce film, ce documentaire de 2004 tente de reconstituer le vécu algérien de la lutte pour l'indépendance.
Algérie, 1959. Les opérations militaires s'intensifient. Dans les hautes montagnes Kabyles, Terrien, un lieutenant idéaliste, prend le commandement d'une section de l'armée française. Il y rencontre le sergent Dougnac, un militaire désabusé. Leurs différences et la dure réalité du terrain vont vite mettre à l'épreuve les deux hommes. Perdus dans une guerre qui ne dit pas son nom, ils vont découvrir qu'ils n'ont comme pire ennemi qu'eux-mêmes.