Film · Fiche et lecture
Pour tous les survivants des camps d’extermination nazis, l’arrivée en France en 1945 fut une épreuve dont on sous-estime encore aujourd’hui la portée. Comment renouer avec le fil d’une vie interrompue dans une telle violence ? Comment se reconstruire alors que toute ou la plus grande partie de sa famille a été tuée ? Dans ce film des survivants racontent ce que fut leur vie après les camps.
Nuremberg, 20 novembre 1945. Dans une ville en ruine, six mois à peine après la capitulation allemande, s'ouvre le procès des criminels nazis. Les États-Unis, la France, le Royaume-Uni et l'Union Soviétique sont réunis pour rendre une justice exemplaire en réponse aux « crimes contre l'humanité ». Sur le banc des accusés, vingt-deux dignitaires nazis, parmi lesquels Hermann Göring, Rudolph Hess, Joachim von Ribbentrop et Wilhem Keitel. Tous plaident non coupable malgré les atrocités commises. Soucieux de donner une large publicité au débat, les Alliés décident de filmer les moments forts du procès en confiant l'organisation du tournage au célèbre réalisateur John Ford. Ces images poignantes, pour la plupart inédites, permettent de restituer la confrontation des nazis à leurs crimes.
Entre les années 30 et 50, le cartoon fait partie intégrante des productions hollywoodiennes. Lors des séances de cinéma, il était diffusé après les actualités, juste avant le film, et le public en était friand. La provocation comme la caricature étaient fréquentes, et les animateurs bénéficiaient d'une grande liberté. Pendant la Seconde Guerre mondiale, le cartoon soutenait les forces alliées. Dans les années 50, les studios luttent activement contre la propagande communiste et sont aussi le reflet d'une époque ségrégationniste, avec des images racistes, devenues désormais inacceptables. Michel Lerokourez met en lumière la face sombre des cartoons, utilisés à des fins politiques.
Lituanie, 1941, pendant la Seconde Guerre mondiale. Des centaines de milliers de textes sur la culture juive, volés par les Allemands, sont rassemblés à Vilnius pour être classés, soit pour être stockés, soit pour être détruits. Un groupe d'érudits et d'écrivains juifs, chargés par les envahisseurs d'effectuer les opérations de tri, mais réticents à collaborer et déterminés à sauver leur héritage, cachent de nombreux livres dans le ghetto où ils sont enfermés. C'est l'histoire épique de la Brigade du papier.