Hansjörg Auer
Matthias Auer
Simon Anthamatten
"Patrick Berhault - Il Gesto e La Grazia" mets en scène, en 1997, le monument de l'escalade et de l'alpinisme Patrick Berhault, évoluant en bloc et en falaise à Finale Ligure en Italie. Berhault grâce à un entrainement physique très soutenu et un mental véritablement hors norme révolutionne le niveau en escalade mais surtout l'approche de la montagne en développant un style d'action fondé sur la rapidité, l'éthique et la beauté du geste. Le style Bérhault est né. A partir de la fin des années 70 il fait donc exploser les standards de l’escalade et de l’alpinisme. D’une part, de l’escalade libre en Europe en libérant le bombé de Pichenibule dans les gorges du Verdon, 7b+ en 1979 puis en libérant la Haine 7c+ à la Turbie en 1981. Et d’autre part, de l’alpinisme avec notamment l’ascension de la face nord des Droites en solo en quelques heures et en compagnie de Patrick Edlinger l’hivernale de la voie des plaques en face nord de l’Ailefroide dans un temps époustouflant.
En octobre 1984, Pierre Béghin, ingénieur grenoblois, et Jean-Noël Roche, guide de haute montagne, réalisent l’ascension himalayenne du Dhaulagiri (8172 m). Le contexte de l’expédition : sept personnes traversent le Népal jusqu’à Muri, recueillent des témoignages de trekkeurs – dont celui de l’auteur Robert Rieffel – et assistent aux prières sherpas du camp de base. Puis commence, à deux, un itinéraire rocheux et enneigé sans oxygène. A plus de 5000 mètres, sur la « montagne des vents », Jean-Noël Roche effectue un vol en parapente. Les sportifs rapportent des images avec leur caméra super 8 à partir de 6500 mètres, mais seules des photographies ont permis d’attester de leur présence sur l’arrête sommitale du septième plus haut sommet du monde.
"Twïza" en culture Tamazight symbolise la réunion de partage et d’entre aide. Il en est justement question dans le film de Thibault Dion - Janvier 2019, 5 français atterrissent à l’aéroport de Constantine. Alors qu’ils pensaient simplement ouvrir des voies d’escalade dans le Grand Est algérien, c’est beaucoup plus que ce groupe de grimpeurs Grenoblois découvrent. Malgré l’appréhension face à la découverte de cette région isolée du pays, l’accueil, la bonne humeur et la culture vont faire de leur périple une aventure humaine inattendue. Des paysages fabuleux, des sensations fortes, des moments inoubliables, des sourires, au-delà des frontières, au pays de l'amitié et de l'hospitalité... l'Algérie.
Documentaire consacré au grimpeur Alex Megos. En immersion à ses côtés, l'équipementier Patagonia en profite pour retracer l’histoire de l’escalade libre et du redpoint, de ses origines bavaroises et sa star disparue Wolfgang Güllich. En escalade sportive, le redpoint (point rouge) consiste à réaliser une voie en libre en utilisant les ancrages uniquement pour s’assurer. Le terme est issu de l’allemand « rotpunkt », inventé par le grimpeur et alpiniste Kurt Albert au milieu des années 70 dans le FrankenJura, une chaîne de montagnes de Bavière. À chaque voie réalisée sans s’aider des ancrage, il apposait un cercle qu’il remplissait de rouge. Peu à peu, redpoint est devenu synonyme d’ascension libre. Redpoint signifie que l’on a déjà pratiqué le parcours au préalable.
Après avoir lu le livre "Guide des Escalades du Hoggar", le guide Pierre Agresti et sa femme Isabelle Agresti partent dans le dans le massif du Hoggar dans le Sahara algérien et s'attaquent à la face ouest du Garet El Djenoun. Après une première tentative en 1967, ils ont réussi à atteindre le sommet en 1970 et, avec une vieille caméra, ont réalisé un film qui est resté inutilisé pendant 25 ans. En 1996, ils ont décidé de faire revivre le passé, à travers l'ascension et les rencontres avec les Touaregs des mines de sel gemme d'Amadror. Le film fut programmé en compétition au Trento Film festival en 1997.
La première ascension du Cervin est réalisée le 14 juillet 1865 par Edward Whymper, Francis Douglas, Charles Hudson, Douglas Hadow, Michel Croz et deux guides de Zermatt, Peter Taugwalder père et fils. Douglas, Hudson, Hadow et Croz sont tués lors de la descente après que Hadow a glissé et entraîné les trois autres hommes dans sa chute, sur la face nord. Whymper et les deux Taugwalder, qui survivent, sont par la suite accusés d'avoir coupé la corde qui les reliait au reste du groupe pour ne pas être entraînés dans la chute, mais l'enquête qui s’ensuit ne trouve aucune preuve de leur culpabilité et ils sont acquittés. Le Cervin est le dernier grand sommet des Alpes à être vaincu et son ascension marque la fin de l'âge d'or de l'alpinisme. Cent cinquante ans plus tard, une équipe entreprend la même expédition afin de percer le mystère.
Sur les traces de Frison Roche, 7 grimpeurs explorent les principaux massifs du Hoggar en Algérie. Leur objectif principal est l’ascension du sommet Garet El Djenoun par l’arête nord, longue escalade symbolique d’une difficulté certaine et d’un engagement important, de par sa situation dans le désert. Ils tentent également le diedre Agresti, voie audacieuse des années 70, ouverte en une dizaine de jours en artificiel, et déséquipée ; c’est une voie qui n’a jamais été répétée ; l’objectif est de la réaliser en libre et quasiment que sur coinceurs, avec des difficultés juqu’au 7b/c dans un rocher parfois très délicat... Des extraits du film tourné en 1970 par Henri Agresti dans cette même voie, permettent de comparer les moyens techniques et matériels de l’époque à ceux de maintenant. Ils découvrent aussi la beauté du désert algérien, son silence, ses peintures rupestres, les coutumes des touaregs, etc ... un voyage fascinant.
Le 15 mai 2006, Mark Inglis, double amputé, atteint le sommet de l'Everest. Ce fut une réussite remarquable et Inglis fut salué tant par la presse que par le public. Mais quelques jours plus tard seulement, il fut plongé dans une tempête de polémique lorsqu'on apprit qu'il avait dépassé un grimpeur incapable, l'Anglais David Sharp, le laissant dans une fin solitaire dans la zone de la mort.