À partir de journaux intimes et de lettres qui nous font entendre la voix des civils allemands, pour l’essentiel des femmes, à travers les images surprenantes de films amateurs tournés au fil des jours et des saisons, le film de Jérôme Prieur montre comment la Seconde Guerre mondiale a été vécue en Allemagne loin du front, avant que pays ne devienne une citadelle assiégée. Ces destins individuels nous plongent à l’intérieur du pays mis au pas par les nazis, dans la chronique ordinaire de la catastrophe de 1938 à 1945, de l’euphorie collective des premières conquêtes au déluge des bombes alliées, de la soumission à la colère, du crépuscule au désastre de l’Allemagne.
Quelques jours après le début des pourparlers de paix avec la guérilla des FARC, la mère d'Iván décède. Avant sa mort, elle a exprimé sa volonté de ne plus voir personne subir le drame qu'elle a vécu. En effet, elle avait été détenue en otage dans la jungle colombienne pendant 600 jours. Durant sa captivité, elle a été autorisée à écrire un journal, dans lequel elle a décrit les deux pires années de sa vie.