Avide de fortes pentes, Marco Siffredi (1979-2002) n'obéit qu'à une seule règle : ne pas tomber. Ce gamin surdoué aux cheveux tantôt blonds peroxydés, verts ou bleus s'est affronté dans sa vallée : Chamonix, haut lieu de l'alpinisme. Son truc c'était de monter pour redescendre en snowboard. . 90 minutes 8 septembre 2002, altitude 8848 mètres, oxygène rare, la tête effleurant déjà le ciel et son snowboard en marche, Marco Siffredi, 23 ans, s'élance du sommet de l'Everest dans le couloir Horbein et ses pentes à 50 degrés. Un an plus tôt, il avait déjà effectué l'exploit de la première descente de la montagne en snowboard. Mais il reste un autre couloir… plus direct. Ce n'est pas un défi, juste une raison d'être... Pourtant, ce jour-là, au sommet du toit du monde, sa trace se perd...
Au cœur du Hoggar, des grimpeurs algériens et français se retrouvent sur des parois mythiques du Sahara central. Plus qu’une ascension, Tissalatine raconte une rencontre avec soi, avec la terre et avec l’histoire. Plus qu’une ascension, c’est une rencontre avec soi, avec la terre et avec l’histoire. Le film retrace aussi le retour du grimpeur Thomas Dulac, dix ans après, sur un terrain qu’il a contribué à ouvrir. Porté par la voix profonde du chanteur Djam et le regard du réalisateur Hamza Mendil, Tissalatine dévoile un Sahara vivant et vibrant, dans une fresque d’aventure, de fraternité et d’élévation.
Lignes raconte la sublime interaction de la littérature alpine avec une expédition à la recherche du sens de l’alpinisme. Matthieu Maynadier, Pierre Labbre, Matthieu Détrie et Julien Dusserre, quatre guides de haute montagne, ont un projet : un « 7000 » Népalais : le Nangpai-Gosum dont le sommet est vierge, en technique alpine transposée en Himalaya : le style le plus dur et le plus pur. À travers cette expédition, Lignes essaie de répondre à la question « pourquoi grimpe t-on sur les montagnes? ». Pourquoi malgré les conditions, la fatigue, nos quatre guides des Alpes suivent, crampons aux pieds, un rêve dangereux dans le royaume de personne? Lignes trouve quelques réponses dans le passé, grâce à 150 ans de littérature alpine. Dans le rôle du narrateur et du guide d’expérience, Raymond Renaud nous fait visiter ses livres, et nous parle des conquérants de l’inutile, du début du siècle à nos jours.
Philippe Batoux et Michel Fauquet, guide de montagne et enseignant à l'École nationale de ski et d'alpinisme, vous feront découvrir le rôle d'un guide de montagne à travers de beaux paysages, filmés dans les montagnes au cœur de l'action. Mais aussi à travers l'historien guide Claude Gardien et Bernard Prud'homme, guide et ancien directeur de l'office de tourisme de Chamonix.
À l’aube du XXe siècle, l’alpiniste Lizzie Le Blond fut l’une des premières à avoir photographié la montagne et filmé les sports d’hiver dans les Alpes. Figure oubliée de l’Histoire, Lizzie a pourtant fondé le premier club alpin féminin et documenté ses exploits dans sept livres et des milliers de photographies. Son œuvre hors du commun, renaît à travers ce film et porte avec elle toutes les femmes dont la mémoire a été effacée.
Portrait de Pierre Allain, la "très pure lumière du rocher", comme l'appelaient ses élèves, dans lequel toutes les générations s'accordent à reconnaître le père de l'alpinisme moderne. Pierre Allain reçoit des mains de Marcel Ichac la Légion d'honneur. A Fontainebleau, il retrouve les partenaires de grimpe de sa jeunesse. Des images d'un film d'archive montrent Pierre Allain faisant des démonstrations de techniques de grimpe sur les rochers de Fontainebleau dans les années 1930, ils n'étaient que quelques dizaines de grimpeurs à Fontainebleau. Il revient ensuite en hélicoptère devant la face nord des Drus qu'il a conquise un demi-siècle auparavant. Pierre Allain reçoit Laurent Chevallier dans l'atelier au sein duquel il produit chaque année plus de trente mille mousquetons.
Le célèbre alpiniste suisse Michel Vaucher joue ici le rôle de Walter Bonatti lors de l'ascension historique du pilier sud-ouest des Drus (le Pilier Bonatti), dans le massif du Mont Blanc en 1955. Un mur vertical de 800 mètres que Bonatti a affronté seul pendant six jours avec seulement trois jours provisions. La faim, la soif, le découragement qu'il a dû affronter lorsqu'il était coincé au mur incapable de monter ou de descendre et la façon dont il surmonté cette situation dramatique et réussi cette ascension exceptionnelle.
En février 1966, Pierre Mazeaud et Lucien Bérardini se rendent dans le massif de l'Atakor, dans la chaîne de montagnes du Hoggar dans le Sahara au sud de l'Algérie. Ils vont alors tenter une première ascension difficile, celle de l'éperon de la Takouba, un des sommets adjacent du Garet El Djenoun, montagne mythique du massif du Hoggar, gravie pour la première fois par Roger Frison-Roche et Raymond Coche en 1935. Le documentaire, superbement filmé par Jacques Ertaud, remportera le Grand Prix du Festival International du Film de Montagne de Trento en 1966.