Philippe Lacoue-Labarthe
Himself
Jean-Luc Nancy
Bernard Stiegler
Hans-Jürgen Syberberg
Ce film explore la pensée de Michel Foucault à travers ses paroles et ses écrits, en prenant pour axes quatre publications majeures, "Histoire de la folie à l’âge classique" (1961), "Surveiller et punir" (1975), "Les mots et les choses" (1966) et "Le souci de soi" (Histoire de la sexualité, tome 3, 1984). Des images s’égrènent au fil de cette parole, entretiens, extraits de l’œuvre, cours au Collège de France... La caméra traverse différents lieux: usine, campus, studio de photo, hôpital psychiatrique, prison, laboratoire de séquençage du génome, Museum d’histoire naturelle... Des lieux et des images tels que panopticum, dispositif carcéral qui permet aux surveillants de voir les détenus sans être vus, et de La nef des fous, le tableau de Jérôme Bosch, nous font sentir avec force la pensée foucaldienne.
Une introduction hilarante, utilisant comme exemples certains des meilleurs films jamais réalisés, à certaines des idées les plus passionnantes du philosophe et psychanalyste slovène Slavoj Žižek sur la subjectivité personnelle, le fantasme et la réalité, le désir et la sexualité.
En 1967, Visconti vint à Alger pour le tournage de l’Étranger avec Mastroianni et Anna Karina. Camus, de son vivant, avait toujours refusé qu’un de ses romans fût porté à l’écran. Sa famille a pris une autre décision. Le tournage du film fut vécu à Alger, comme un retour posthume de l’écrivain à Alger. Pendant le tournage, un jeune cinéaste spécialisé dans le documentaire Gérard Patris s'essaye à un reportage sur l’impact du tournage de l’Étranger sur les Algériens. Entrecoupé de séquences du tournage du film de Visconti, il filme Poncet, Maisonseul, Bénisti et Sénac, amis de Camus, en pleine discussions pour situer Camus et son oeuvre dans un contexte sociologique et historique. "L'idée nous est venue de montrer les gens, les autres, nous-mêmes comme si tous pouvions être Meursault, ou du moins les témoins concernés de son drame".