Film · Fiche et lecture
Amid Chakir
Frantz Fanon était un homme politique renommé et un militant de la décolonisation. Ce dossier se concentre sur ses méthodes visionnaires de thérapie sociale pendant sa période de psychiatre en Algérie de 1953 à 1956. Un morceau d'humanisme universel.
A Alger en 1993, alors que debute la guerre civile, les locataires de Mme Osmane doivent subir ses acces d'humeur. Son mari l'a abandonnee et la peur de perdre sa respectabilite la hante. L'ancienne maquisarde de la guerre d'independance s'acharne a controler les faits et gestes de sa maisonnee plutot que de lutter contre ses propres frustrations. Apprenant que sa fille est tombee amoureuse, la perspective de se retrouver seule va pousser cette femme encore tres desirable au paroxysme: le "harem" symbolique de Mme Osmane est sur le point de s'ecrouler.
Trois manifestants du 17 octobre 1961 et un journaliste témoignent du succès pacifique de la manifestation et de sa répression d'une sauvagerie inouie dans les rues de Paris. Cinq mois avant la fin de la Guerre d'Algérie, le pouvoir gaulliste a réprimé de façon extrêmement violente (40 à 300 morts en une soirée selon les sources) une manifestation pacifique de toute la population civile algérienne de la région parisienne, contre le couvre-feu frappant cette seule population (tous avaient la nationalité française). Le pouvoir a longuement nié ce crime d'Etat, la version officielle : 3 morts ! En 1962, ces faits ont été amnistiés par un simple décret (devenu une loi par la suite) du même pouvoir gaulliste.
A Sétif, drame familial ayant pour personnage principal un petit garçon nommé Rabie qui cherche par tous les moyens à obtenir l'argent nécessaire à l'achat d'une chaise roulante pour sa soeur infirme.... Grand succès populaire dans lequel le réalisateur, Abderrahmane Bouguermouh, tourne en dérision le pouvoir, mais qui lui vaut une fois de plus la répression non-dite du pouvoir de l'époque.
Film témoignage sur les événements qui ont eu lieu il y a plus de trente ans avant le tournage de ce film, le 17 octobre 1961, à Paris, pendant la guerre d’Algérie. C’est un travail non seulement sur la vérité historique mais aussi sur la mémoire. Construit essentiellement à partir d’interviews menées auprès de ceux qui ont été mêlés aux événements, avec des séquences d’archives, des photos et des documents radiophoniques de l’époque, notre enquête prouve que près de 200 Algériens ont été tués (noyés, torturés) cette nuit-là et les jours suivants par la police française. Une journée portée disparue s’attache à poser deux questions-clé : comment de tels événements ont-ils pu se dérouler dans la capitale d’une démocratie occidentale il y a à peine trente ans ? Et pourquoi ont-ils, depuis, été passés sous silence ?
Là-bas en métropole, la guerre. Ici, en Algérie, la vie continue presque comme avant… Entre les deux, il y a la mer. Qui protège et qui fait rêver. Trois adolescents - appartenant aux trois communautés religieuses en présence (juive, musulmane et chrétienne) - Benjamin, Kateb et Antoine n’auraient jamais dû se rencontrer. Seulement voilà, ils partagent la même passion : le football ! Alors ils font fi des regards de travers qui s’étonnent de leur exceptionnelle amitié. Trois jeunes garçons insouciants jusqu’au jour où Vichy abroge le décret Crémieux. Et voilà que Benjamin perd ce que n’a jamais réussi à obtenir Kateb : la nationalité française ! Et voilà que Kateb rappelle à Benjamin qu’il a bien tort de se sentir blessé, à quoi bon être français . Et voilà qu’une question apparemment abstraite prend dans l’histoire de ces trois-là une résonance terriblement concrète. Aura-t-elle raison de leur amitié ?
Un réalisateur obstiné qui veut retrouver l’Alger de son enfance, se heurte aux fantasmes “hollywoodiens” de ses personnages, des non-professionnels espérant tous pouvoir devenir “quelqu’un d’autre”, au moins le temps d’un film… Mise en abyme pour un voyage en mégalomanie…
La police cherche à coincer le caïd de la pègre parisienne, Pépé le Moko, réfugié dans la Casbah d'Alger avec sa bande. Il y est intouchable, mais ne peut en sortir sans se faire arrêter. Sa vie bascule le jour où il tombe amoureux de Gaby, une jeune femme demi-mondaine, entretenue par un homme riche, passée là en touriste, représentant tout ce que la Casbah n'est pas : parisienne et sophistiquée. Cette relation est jalousée par Inès, la maîtresse de Pépé. L'inspecteur Slimane, lui, suit tout cela très attentivement : il compte sur les conséquences de ce triangle amoureux pour faire sortir le caïd de sa planque.
Neige, divorcée et mère de trois enfants, rend régulièrement visite à Émir, son grand-père algérien qui vit désormais en maison de retraite. Elle adore et admire ce pilier de la famille, qui l’a élevée et surtout protégée de la toxicité de ses parents. Les rapports entre les nombreux membres de la famille sont compliqués et les rancœurs nombreuses... Heureusement Neige peut compter sur le soutien et l’humour de François, son ex. La mort du grand-père va déclencher une tempête familiale et une profonde crise identitaire chez Neige. Dès lors elle va vouloir comprendre et connaître son ADN.
Selim Mechoubine, jeune homme de 28 ans, est l’aîné d’une famille nombreuse. Dans le logement exigu qu’il partage avec ses parents, ses frères et ses sœurs… il occupe la cuisine, refuge de ses rêves et de ses nombreux phantasmes. Selim le greffier auprès du tribunal ou défilent les couples en instance de divorce..., veut se marier. Sa mère lui trouve « la perle rare ». Seulement voilà, la famille de la fiancée exige que le couple ait son propre toit... La mésaventure de Selim commence ; il se trouve confronté aux problèmes de la crise de logement qui le contraint à entamer une longue quête, des démarches, des demandes pour trouver la condition sine qua non à son mariage.