Игорь Костолевский
Narrator (voice)
Si la France ne normalisa ses relations avec la RDA qu'en 1973, certains avaient déjà eu l'occasion de visiter l'Allemagne de l'Est et de s'y faire des amis. Des groupes de jeunes communistes découvraient ainsi les camps de pionniers est-allemands durant les vacances, tandis que des délégations de la CGT allaient étudier «les acquis de la classe ouvrière». Artistes et intellectuels français ne rechignaient pas non plus à se rendre de l'autre côté du Mur. Plus tard, en 1984, l'ouverture d'un centre culturel français à Berlin-Est allait connaître un succès phénoménal. De tels échanges étaient pourtant déséquilibrés, puisque les citoyens de RDA n'avaient qu'exceptionnellement l'autorisation de se rendre en France.
Signé le 1er aout 1975 à Helsinki, l'acte final de la conférence sur la sécurité et la coopération en Europe amorce la fin de la guerre froide. Retour sur un sommet majeur.
En 1960, les Nations unies : le Sud déclenche un séisme politique, les musiciens Abbey Lincoln et Max Roach s'incrustent au Conseil de sécurité, tandis que les États-Unis envoient l'ambassadeur du jazz Louis Armstrong au Congo pour détourner l'attention de leur premier coup d'État post-colonial africain.
A base de documents mélant actualités, archives gouvernementales et archives militaires, le portrait à la fois effrayant et hilarant d'un pays qui, des abris anti-atomiques à la propagande gouvernementale, instaure un véritable climat de paranoïa chez ses citoyens, les faisant devenir réfractaires à tout ce qui ne porte pas le label "made in USA"...
Baptisé «Operation Gold», le percement d'un tunnel sous le secteur Est de Berlin pour placer le quartier général soviétique sur écoute fut l'une des actions les plus spectaculaires de la guerre froide. Dans les années 1950, au moment où les Alliés redoutent en permanence une attaque des Soviétiques, les Britanniques et les Américains cherchent par tous les moyens à disposer d'informations sur les intentions de l'ennemi. On décide de construire en secret un tunnel sous le secteur soviétique. Les spécialistes les plus pointus sont réquisitionnés pour cette construction à haut risque. En février 1955, c'est chose faite
Sous le mur de Berlin, le chantier d’un tunnel qui permit l’évasion de vingt-neuf personnes vers l’Ouest, filmé par la télévision américaine. Une odyssée riche en témoignages et en archives.