Phil Bond
Le Cambodge est un pays aux rêves brisés. Il n'y a plus de théâtre, plus de salle de spectacle. Les arts traditionnels et populaires sont en train de disparaître à leur tour, face à la concurrence de la télévision. Mais il existe encore des artistes. Dépositaires d'une tradition qu'ils ne peuvent transmettre, faute de structures, de soutien financier et de lieux de spectacle, ils sont condamnés à vivre dans la misère, ou à monter des spectacles exotiques pour les touristes. Ni les guerres, ni les massacres, ni la sauvagerie de l'économie "ultra-libérale" ne peuvent altérer leur foi, ce qui les rend en même temps particulièrement vulnérables et lucides. Aujourd'hui ils n'ont plus la parole. L'idée du film est de rassembler des comédiens autour d'un projet emblématique de la réalité que nous vivons : quelque chose se décompose en nous, tout part en lambeaux, la dignité, l'identité...
Si la France ne normalisa ses relations avec la RDA qu'en 1973, certains avaient déjà eu l'occasion de visiter l'Allemagne de l'Est et de s'y faire des amis. Des groupes de jeunes communistes découvraient ainsi les camps de pionniers est-allemands durant les vacances, tandis que des délégations de la CGT allaient étudier «les acquis de la classe ouvrière». Artistes et intellectuels français ne rechignaient pas non plus à se rendre de l'autre côté du Mur. Plus tard, en 1984, l'ouverture d'un centre culturel français à Berlin-Est allait connaître un succès phénoménal. De tels échanges étaient pourtant déséquilibrés, puisque les citoyens de RDA n'avaient qu'exceptionnellement l'autorisation de se rendre en France.
L'arrivée d'un train en gare de La Ciotat, ou L'arrivée d'un train à La Ciotat, est un film français réalisé par Louis Lumière en 1895, sorti en janvier 1896, dont il existe plusieurs versions.