En maison de retraite, un jeune homme rend visite à sa grand-mère. Alors qu’elle répète sans cesse vouloir rentrer chez elle, son petit-fils se rend dans son appartement désormais vide, cherchant à retenir les souvenirs d’un passé qui s’efface.
Depuis 1972, le Bhoutan s'efforce d'améliorer son indice BNB [bonheur national brut]. À travers le témoignage de plusieurs familles, portrait d'un pays pauvre mais riche sur le plan spirituel, qui préfère la lenteur à la croissance et compte plus de moines que de policiers.
L'Allemagne est l'un des premiers pays d'Europe à avoir réformé son régime de retraite public. La retraite à 67 ans au lieu de 65 ans est ni plus ni moins une baisse déguisée du niveau des prestations de retraite. En France, l'âge légal de départ qui était de 60 ans est passé à l'automne dernier à 62 ans, malgré une importante mobilisation populaire. Des deux côtés du Rhin, les exemples de retraités qui ont travaillé toute leur vie pour toucher des pensions de misère ne manquent pas. À Paris, Geneviève, veuve de 78 ans, est contrainte de faire des petits boulots de gardienne et de ménage pour survivre - les femmes étant souvent dans une situation encore plus désespérée que les hommes. En écho à ces tranches de vie dramatiques, un commissaire européen, une experte auprès de l'OCDE et un responsable syndical de Force ouvrière font part de leurs inquiétudes.
Faire la vaisselle, plier le linge, dépoussiérer la bibliothèque, passer l'aspirateur, ranger les jouets des enfants, laver les vitres, récurer les toilettes, descendre la poubelle, plier les draps, faire les courses... La diversité des tâches ménagères est immense et pourtant, s'y atteler est toujours synonyme d'un ennui mortel. Comment les couples s'organisent-ils pour arriver à bout de ce calvaire? C'est à ce sujet à la fois parfaitement trivial et fondamental que Marcia Romano et Andrés Jarach ont consacré cette enquête étonnante. Un prétexte pour faire le point sur la parité là où la loi ne peut rien et fait place à de violents rapports de forces voilés par les non-dits et le ressentiment.
Des experts en nouvelles technologies dressent un panorama inquiétant des dispositifs de surveillance mis en œuvre de Pékin à Paris, en passant par Tunis ou Berlin, avec des outils de traçage et d’identification sans cesse plus perfectionnés et plus nombreux. La mode est aux virus et aux logiciels intrusifs qui prennent le contrôle des ordinateurs ou des webcam pour épier l’usager jusque dans son intimité, chez lui ou sur son lieu de travail. Si le “contrôle total” existe déjà en matière d’informatique, la biométrie gagne aussi de plus en plus d’entreprises et de collectivités comme les hôpitaux, les écoles, les mairies. Les syndicats dénoncent un “flicage” généralisé et relèvent l’apparition de nouvelles pathologies liées au stress et à la surveillance permanente. De son côté, la révolution RFID (identification par radiofréquences) est en marche : en Europe et en Amérique, les implants de puce dans le corps humain se multiplient.
Elles disparaissent sous l’abaya et le voile prescrits par la loi islamique. Elles n’ont pas le droit de conduire ni même de se déplacer sans «tuteur». Dans le royaume ultraconservateur d’Arabie saoudite, corseté par la charia et les traditions, les femmes peuvent difficilement s’extraire du carcan qui leur est imposé. Pourtant, une révolution silencieuse semble être en marche : Une nouvelle génération de femmes se fraie avec assurance un chemin dans la vie professionnelle. En 2015, pour la première fois dans l’histoire du pays, les femmes ont ainsi pu se présenter à des élections.