Film · Fiche et lecture
Michael Kranz
Monika Padma
Pour ces adolescentes issues de familles extrêmement pauvres du Bangladesh, le surf est la seule échappatoire à la violence familiale, à l’exclusion, à la menace d’un mariage précoce… Elles s’y adonnent avec la force que donne le sentiment soudain de liberté, sous l’œil bienveillant de leur coach, un jeune homme généreux qui croit en elles.
Le Bangladesh est un des rares pays musulmans où la prostitution est tolérée. Daulatdia, située près d'une voie rapide qui relie l'Inde à Dakha, voit affluer chaque jour près de 3500 clients. Et si une vingtaine d'autres gigantesques bordels existent dans le pays, celui-ci est connu comme le plus grand de la région, peut-être même du monde…
C’est un chiffre noir : celui de la prostitution des mineurs. Principales victimes : les jeunes filles placées dans les foyers de l’Aide sociale à l’enfance. Comme si j’étais morte raconte l’esclavage sexuel subi par trois jeunes femmes, et le combat d’éducateurs pour tenter de les sauver. À travers une immersion inédite de plusieurs mois dans un foyer de la protection de l’enfance, Comme si j’étais morte raconte le parcours de trois jeunes femmes âgées de 14 à 25 ans. Eva, la cadette, multiplie les fugues. Ses éducateurs, engagés mais à bout de force, tentent de la sortir des griffes de proxénètes. Lucie, 18 ans, s’est extirpée de l’emprise de son « lover boy » il y a quelques mois. Elle revient sur sa descente aux enfers pour mieux la mettre à distance. Chloé, l’aînée, a aussi connu la violence des passes ...