L’aventure du minitel, petit terminal cubique au clavier rabattable qui a débuté dans les années 70 dans les labos de France Télécom, est intimement liée à l’Alsace. Les Alsaciens avaient alors en main les futurs outils de la communication interactive. Que reste-t-il aujourd’hui de toutes ces années minitel ? Comme un road-movie nocturne et intime, ce documentaire est allé à la rencontre des dernières personnes qui s’intéressent encore au minitel, cette drôle de boîte beige d’accès à des services télématiques, ringards aujourd’hui, mais pionniers à la fin du siècle dernier.
10 mai 1981, 20 heures. François Mitterrand devient le quatrième président de la Ve République, le premier de gauche. Personnalité publique ou citoyen lambda, tout le monde se souvient de son 10 mai 1981. Dès l'apparition du visage du nouveau président sur les téléviseurs, aux scènes de liesse populaire place de la Bastille, une partie des Français s'est prise à croire ce jour-là à un changement radical, un monde meilleur. Pour les autres, c'est la surprise et la déception qui priment. Au centre de cette journée hors-norme, un homme, François Mitterrand, qui rentre définitivement dans l'Histoire et l'imaginaire collectif des Français. « Enfin les ennuis commencent… » dira-t-il.
Il y a quarante ans, en mai 1981, au moment de l'élection de François Mitterrand, certains s'autorisaient à rêver à une vie meilleure quand d'autres promettaient l'arrivée des chars soviétiques sur les Champs-Élysées. Et si l'on se rappelle volontiers le tournant de la rigueur de 83, il y eut aussi les augmentations de salaires, la cinquième semaine de congés payés, l'abolition de la peine de mort, la dépénalisation de l'homosexualité, ou encore l'avènement des radios libres. Des archives rares et le témoignage de ceux qui ont été au cœur de cette histoire la mettent en perspective et en éclairent les aspects les moins connus.