Film · Fiche et lecture
Depuis plusieurs décennies, l’actualité de l’alpinisme est rythmée par les prouesses du Groupe militaire de haute montagne. L’Everest, les trois pôles, le Shisha Pangma, la cordillère de Darwin, le Kamet, l’équipe, composée d’une dizaine de grimpeurs offre à l’armée française un rayonnement international grâce à ses expéditions sur les grandes parois des Alpes et du monde. Mais au-delà de ce palmarès impressionnant, le GMHM demeure méconnu. Qui sont ses membres ? Quel est son rôle au sein de l’armée ? comment fonctionne-t-il au quotidien ?… Autant de questions dont les réponses permettront d’offrir un visage et un sens aux exploits accomplis.
Le célèbre alpiniste suisse Michel Vaucher joue ici le rôle de Walter Bonatti lors de l'ascension historique du pilier sud-ouest des Drus (le Pilier Bonatti), dans le massif du Mont Blanc en 1955. Un mur vertical de 800 mètres que Bonatti a affronté seul pendant six jours avec seulement trois jours provisions. La faim, la soif, le découragement qu'il a dû affronter lorsqu'il était coincé au mur incapable de monter ou de descendre et la façon dont il surmonté cette situation dramatique et réussi cette ascension exceptionnelle.
René Collet, skieur membre de l'équipe de France, guide un ami depuis le sommet de l'Aiguille du Midi. Cette descente est l'occasion de s'attarder sur les éléments remarquables du terrain : le téléphérique et ses travaux encore en cours, les sommets environnants (le Capucin, le Mont Maudit, le Mont Blanc). Les deux skieurs s'arrêtent régulièrement, ici pour observer des grimpeurs escaladant la face sud de l'Aiguille, là pour visiter le Laboratoire des Cosmiques. Ils prennent même le temps de sauver un skieur coincé dans une crevasse aux Séracs du Géant, avant de poursuivre leur descente avec style sur la Mer de Glace.
Documentaire de la TSR sur l'expédition de 1979 en Algérie dans le massif de l'Atakor (désert du Hoggar), organisée par l'alpiniste genevois Michel Vaucher et Jean-Blaise Fellay. Les grimpeurs réalisent une dizaine d' ascensions dont le fameux sommet de l'Adaouda (qui signifie "doigt" en Tamasheq, le dialecte Touareg), par plusieurs voies. Puis une nouvelle voie sur les sommets des Tezoulegs méridionaux. Ils découvrent les particularités géologiques volcaniques du massif de l'Atakor et rencontrent les habitants nomades de la région, les Touaregs, qui se sédentarisent de plus en plus dans la ville de Tamanrasset.
L'alpinisme français après la guerre a connu un formidable renouveau. Une nouvelle forme d'alpinisme amateur issue des milieux populaires parisiens se développe : "l'alpinisme "voyou". La cordée Robert Paragot-Lucien Bérardini en est la plus frappante illustration. Insolents, iconoclastes, anticonformistes, ils symbolisent les grimpeurs de l'après-guerre de souche modeste qui, se défiant conventions et règles, ont renversé les stéréotypes du "parfait montagnard". Audacieux, tenaces, animés par une formidable volonté d'être et de se surpasser, Lucien Bérardini et Robert Paragot ont trouvé dans l'escalade le moyen de libérer leur énergie débordante. Puis Jean Afanassieff rejoint Guido Magnone alpiniste et artiste. A cette occasion, Guido Magnone survole en hélicoptère Les Drus qu'il a vaincue avec Lucien Berardini en 1952.
Lucien Berardini et Edmond Denis sont deux alpinistes ayant participé à l'expédition française sur l'Aconcagua (Cordillère des Andes) en 1954. Tous deux victimes de graves gelures aux doigts et aux orteils, ils s'attaquent, trois ans plus tard, à l'ascension de l'Aiguille du Géant, course légendaire du massif du Mont-Blanc. La caméra suit au plus près les efforts de la cordée, exemple de force et d'abnégation, jusqu'à l'arrivée victorieuse au sommet.
Bastien Lardat et Jordi Noguere, deux frères de cordée, nous proposent de rendre hommage aux pionniers du pyrénéisme moderne, au travers d'un périple sportif d'un nouveau genre. Pierre et Jean Ravier ont ouvert la voie, il y a plusieurs décennies, dessinant sur les reliefs pyrénéens une des plus belles pages de l’escalade amateur d’excellence. En trois jours, gravir et relier à pieds 3 faces nord mythiques signées Ravier, c'est le défi fou que se sont lancés Bastien et Jordi. 3 jours, 3 voies, 85 km de liaison pédestre, pour arriver au bout de la face Nord de la Tour de Marboré à Gavarnie, du Dièdre Jaune du Vignemale et de l'Embarradère du Pic du Midi d'Ossau.
En février 1966, Pierre Mazeaud et Lucien Bérardini se rendent dans le massif de l'Atakor, dans la chaîne de montagnes du Hoggar dans le Sahara au sud de l'Algérie. Ils vont alors tenter une première ascension difficile, celle de l'éperon de la Takouba, un des sommets adjacent du Garet El Djenoun, montagne mythique du massif du Hoggar, gravie pour la première fois par Roger Frison-Roche et Raymond Coche en 1935. Le documentaire, superbement filmé par Jacques Ertaud, remportera le Grand Prix du Festival International du Film de Montagne de Trento en 1966.