"Eh bien j’y crois à l’anarchie ! Et je crois que ça se réalisera un jour." Voilà ce qu’affirme, à 85 ans, "May la rebelle", militante syndicaliste, anti-militariste, anarchiste, toujours prête à dénoncer les oppressions et à défendre les victimes. Née en Bretagne, elle gagne sa vie à 10 ans en livrant du beurre. À Paris, à 20 ans, elle connaît l’Union Anarchiste. Sébastien Faure devient son père spirituel. Elle se sert d’une grenade pour déclencher l’affaire Sacco-Vanzetti. Déléguée syndicale à Moscou en 1922, elle entonne "L’hymne à l’anarchie" devant Trotski. Les enfants pendant la guerre d’Espagne, les Juifs pendant la guerre de 40, les objecteurs de conscience avec Louis Lecoin pendant la guerre d’Algérie, puis, avec son journal Le Réfractaire, le Larzac, Plogoff, Creys-Malville, autant de terrains de lutte pour May Picqueray. Jusqu’au bout, elle reste fidèle à son engagement pour la défense de la paix et des libertés individuelles.
Une femme âgée raconte le traumatisme qu'elle a vécu à 14 ans lorsque son père et tous les hommes de son village ont été arrêtés et déportés dans un camp en Allemagne.
La maison, l’espace de l’intime, celui où l’on range ses affaires, ses secrets. Le lieu où l’on peut se soustraire du regard d’autrui en fermant la porte. Mais ici, il y a peu d’affaires et la porte est ouverte. Sur le seuil, un homme.
Tout le monde connaît Aguigui Mouna, le bouffon qui harangue la foule sur l’esplanade de Beaubourg, à Paris, et parcourt les manifs avec son vélo. Mais beaucoup ne connaissent pas l’itinéraire d’André Dupont, Savoyard élevé à la dure, contraint à la violence dans la marine pour s’imposer et à la démerde dans la vie civile pour survivre. Antibes, 1952, la mutation: Aguigui Mouna est né. Le rire, la solidarité, la non-violence, l’humanisme, Mouna a trouvé les raisons de son existence. Il va essayer de les faire partager à tous les robots de la société "caca-pipi-capitaliste". Un personnage de bande dessinée qui, à travers ses aventures, révèle les absurdités de son siècle.
Quinze ans se sont écoulés depuis que les images spectaculaires de « La Vie Au Bout Des Doigts », de Jean-Paul Janssen, ont fait découvrir au grand public l'escalade libre et celui qui sera son incarnation : Patrick Edlinger. Nous avons alors assisté à la naissance d'un phénomène sportif qui allait marquer durablement des générations de grimpeurs. Mais quinze ans plus tard, en 1997, au-delà du mythe, où est Patrick Edlinger ? Gilles Chappaz l'a retrouvé sur quelques-unes des plus belles parois du Verdon et d'autres falaises, pendant la réalisation du documentaire Roc'n Wall 97 de Maurice Rebeix, où il transmet sa pratique et sa philosophie de l'escalade à la jeune génération dont Liv Sansoz et Arnaud Petit.
Elle fut la première à étudier les gorilles dans leur environnement naturel : les hautes montagnes du Rwanda, où elle s’était installée en 1967. Pendant près de vingt ans, Dian Fossey a vécu avec les gorilles, observé leurs comportements et changé le regard porté sur eux. Son combat acharné contre le braconnage a permis d’éviter l’extinction de l’espèce. Mais en décembre 1985, la primatologue a été assassinée et le mystère demeure sur les auteurs de sa mort. D’anciens compagnons de route, des scientifiques et des biographes mettent en lumière l’impact de son travail, mais aussi les côtés sombres de sa personnalité et de son engagement sans compromis
Présentatrice, réalisatrice, productrice et actrice luxembourgeoise, Désirée Nosbusch, née en 1965, est une femme aux multiples talents. Après des débuts à la radio à 12 ans, elle décroche son premier rôle sur grand écran quatre ans plus tard, puis présente le concours Eurovision de la chanson en cinq langues à seulement 19 ans. Au fil des années, elle anime des émissions plébiscitées par le public et joue dans plus de trente films et fictions TV, s’imposant comme une figure majeure du cinéma européen. En 2018, elle se distingue dans la série Bad Banks, coproduite par ARTE, en endossant le rôle de Christelle Leblanc, une banquière impitoyable. Retour sur ses succès, mais aussi sur un chapitre sombre de son adolescence, marqué par une relation d’emprise dont elle parvint, seule, à se libérer.
Neuf ans et neuf mois : c'est le temps qu'il aura fallu à Cécile Togni et à son compagnon Benjamin, pour que leur désir d'enfant se réalise enfin. Pendant toutes ces années, elle va endurer des souffrances physiques intenses, supporter des violences médicales, se battre contre l'inefficacité des diagnostics mal posés sur son infertilité, s'écrouler et se relever autant de fois face aux échecs qui s'accumulent, sans jamais perdre sa détermination.