Johnny Castle
Himself
Vincent Di Paolo
Tom Green
Ted Rivera
Dans le sillage de deux artistes noirs, le danseur étoile Guillaume Diop et la contrebassiste Sulivan Loiseau, une saison dans un Opéra de Paris qui s'ouvre timidement à la diversité. Laissant une large place à la danse, ce documentaire suit ces artistes durant une saison ponctuée de répétitions, de tournées, d'interviews ou des délicates réunions du comité consultatif "diversité" de l'Opéra de Paris. Comment vaincre les résistances des professeurs ? Faut-il assouplir les codes esthétiques de la maison ? Ce film intimiste et tout en subtilité raconte en filigrane la révolution de velours qui se joue dans l'auguste maison. Cette dernière a entrepris de dépoussiérer, sans l'altérer, un répertoire hérité du XIXe siècle avec ce que cela suppose de stéréotypes et de préjugés. À travers les témoignages de Sulivan et de Guillaume se dessine aussi le portrait d'une nouvelle génération d'artistes noirs qui assume son statut de "pionnière" tout en aspirant à la normalité.
Quand vous découvrez que vos héros ont tous brisé les règles, vous suivez les règles ou vos héros ? C’est la question qu’on est amené à se poser en voyant le film de Christopher Bell « Bigger, Stronger, Faster ». Ce documentaire poignant au style de Michael Moore, nous plonge dans cette folie des stéroïdes qui touche la famille Bell et plus globalement la nation Américaine tout entière, adepte du “toujours plus”, quel qu’en soit le prix.
Mélangeant interviews, extraits de films et images d’archives, ce documentaire retrace l’histoire de la société de production Cannon Films, créée par Menahem Golan et Yoram Globus. Dans les années 1980, ces deux producteurs ont sans aucun doute produit les plus grands nanars du cinéma, s’emparant de force de la machine hollywoodienne, et changeant à jamais l’histoire du cinéma bis.
Quarante ans après la mort d’Elvis Presley, le nouveau film de Eugene Jarecki, deux fois vainqueur du Grand Jury de Sundance, emmène la King's Rolls-Royce de 1963 faire un voyage musical en Amérique. De Memphis à New York, Las Vegas et au-delà, le voyage retrace l’ascension et la chute d’Elvis en tant que métaphore du pays qu’il a laissé. Dans ce film novateur, Jarecki dresse un portrait visionnaire de l'état du rêve américain et un regard pénétrant sur l'enfer que nous avons eu ici. Un groupe diversifié d'Américains, célèbres et non, se joignent au voyage.
Au fil d’extraits lus de ses Mémoires et tirés de sa filmographie, qu’elle a traversée avec une délicatesse teintée d’élégance – trente-quatre films –, Clara et Julia Kuperberg (Billy Wilder – La perfection hollywoodienne, Joni Mitchell – Le spleen et la colère) retracent le parcours d’une femme éprouvée par la vie et d’une comédienne à l’aura mystérieuse et au jeu subtil, tout en intériorité, qui se souciait bien plus de son art que de son image. Comme le dit Martin Scorsese, ici longuement interviewé, qui lui voue un culte et dont la salle de projection personnelle est ornée des affiches de Péché mortel et de Laura, "derrière le masque de sa beauté" perçaient ses fêlures, qui la rendaient si touchante. Avec, aussi, les émouvants témoignages de ses petits-enfants et l’éclairage d’historiens du cinéma, le portrait sensible d’une grande actrice oubliée, populaire en son temps et cependant peu reconnue par le système.